Le Roundup sonne la mort des prairies percheronnes

Dans la petite commune de Pouvrai et à Sant-Germain-de-la-Coudre, le traitement de fossés par du Roundup a soulevé un mouvement général de colère et d’indignation que Perche avenir environnement soutient. Il ne suffit pas que l’agriculteur concerné ait été épinglé par la police de l’eau pour que réparation soit faite d’un préjudice qui porte directement atteinte à l’eau. Rien ne peut justifier ces débordements qui portent également atteinte à la santé publique. De telles pratiques sont irresponsables.

Ce phénomène « orange » qui se répand comme un tsunami particulièrement catastrophique dans cette partie du Perche, est notamment soutenu par la politique agricole commune (PAC), les banques, le lobbying agricole syndical de la FNSEA… Toutes ces institutions ont offert un permis à polluer à des agriculteurs tellement bouffeurs d’hectares et tellement ingrats envers leurs terres, que le jour de leur retraite, ils n’auront sans doute pas d’autre choix que de vendre leur super exploitation aux capitaux étrangers !
Ces agriculteurs qui représentent une minorité, ont profité des failles de la PAC, qui dans le principe, devait d’abord servir les jeunes agriculteurs. Ils se sont mis en société pour s’octroyer le pouvoir d’arracher des haies et détruire des arbres centenaires afin d’unifier leurs surfaces en un vaste champ à vocation céréalière forcée aux produits chimiques. Conseillés par les marchands d’argent, ils ont abandonné l’élevage d’animaux au bénéfice de productions céréalières lucratives cotées en bourse.  En 2012, les sommets de la rentabilité ont été atteints sans que soient réduites les primes PAC. Aujourd’hui et pour une même  surface, les primes sont trois fois plus élevées pour les céréales que pour des vaches dans un pré. Qui paie ? Que devient l’eau notre bien commun à tous ? Que deviennent la faune et la flore sauvages ?

Il y va de la responsabilité de chacun de se poser ces questions, c’est à chacun d’avoir le courage de se les poser. Percherons réveillons-nous, la dégradation de notre environnement n’est pas une fatalité. Comme le prouve la récente action conduite avec succès par PAE pour que soit mené au tribunal un agriculteur destructeur de haies. Il s’est trouvé condamné pour « destruction du milieu particulier d’une espèce animale protégée non domestique », en l’occurrence des oiseaux, et à savoir que la très grande majorité des oiseaux nichant dans Le Perche, est protégée. PAE entend donc donner la suite qu’il convient aux atteintes à l’environnement de toute nature.

Le Perche.

 

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