Les Faucheurs volontaires investissent des jardineries

Le 19 mars 2016 – C’est sur l’ensemble du territoire national que les Faucheuses et Faucheurs volontaires ont investi des jardineries, pour dénoncer la vente du Roundup et autres pesticides contenant du glyphosate, à l’occasion de la semaine sans pesticides. Les bidons de pesticides ont été « bombés » avec de la peinture pour en éviter la vente.

À Figeac, le rendez-vous se situait au nouveau parking de la gare SNCF. Une douzaine de faucheurs volontaires étaient là, portables éteints ou déposés dans les voitures. Dans son briefing, Gérard Rigaldo expliquait que l’interdiction du Roundup et du glyphosate était «sans cesse remise en question et reportée, sous la pression des lobbies et de Monsanto.» Désormais interdite en janvier 2017, sa vente serait tolérée jusqu’en 2019 en rayon séparé, et conditionnée à la présence d’un vendeur, pour expliquer aux clients les dangers de son utilisation. «Ségolène Royal, notre ministre de l’Environnement, a récemment déclaré qu’elle comptait sur l’appui des consommateurs pour la soutenir, poursuivait Gérard Rigaldo. C’est ce que nous allons faire, dans cette action, citoyenne, responsable, et non violente. Nous allons dans les magasins qui vendent des glyphosates, pour alerter clients et vendeurs des risques qu’ils encourent.»

Direction la zone d’activité de Capdenac-le-Haut et le magasin Bricorama. Après avoir repéré les produits ciblés, certains les sortaient des rayons et les déposaient à même le sol sur une bâche agricole, avant de les «bomber» de peinture, pendant que d’autres distribuaient des tracs. Alerté par un vendeur, Francis Couderc, le directeur ne pouvait que constater : «Nous avons cinq personnes dans le magasin, formés pour vendre ces produits. Nous sommes strictement dans la loi, et vous venez nous pénaliser, car ces produits, nous les avons payés.» «Nous voulons vous faire prendre conscience que vous vendez du poison», répondait alors Rémy Pesant, tout en expliquant aux clients les dangers de ces produits. Les mêmes scènes se répétaient ensuite au magasin Gamm Vert et à la jardinerie Delbard, où les gendarmes intervenaient, relevant dans le calme les identités des manifestants.

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